Le fait-divers. Une banlieue de Strasbourg, décembre 2003 : Prosper, un jeune homme poursuivi par la police à la suite d’un cambriolage raté se noie accidentellement dans le canal de la Marne au Rhin. Quartier Hautepierre à Strasbourg, décembre 2004 : après avoir taggé sur les murs du supermarché ces mots « Respect à Prosper », une « bande de jeunes » incendie le Théâtre du Maillon, l’un des seuls lieux de leur quartier qui cherche à raccommoder les accrocs du lien social. Pourquoi le respect dû à Prosper doit-il être inscrit sur les murs du supermarché et non sur ceux du théâtre ? Pourquoi mettre le feu au théâtre et non au supermarché ? Quelques semaines plus tard, dans une autre banlieue de Strasbourg, un autre théâtre est incendié, le centre socio-culturel de Koenigshoffen. A quoi sert le théâtre ?
La fiction. Pendant la nuit qui marque l’anniversaire de la mort de leur copain, un petit groupe de jeunes gens pénètre par effraction sur la scène déserte d’un théâtre plongé dans l’obscurité. L’un d’eux est aveugle…