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- J’ai été très heureux
d’ouvrir toutes grandes les portes d’Am Stram Gram au 4 ème festival d’Ateliers-Théâtre.
- J’ai vécu durant une
semaine au rythme et au cœur d’une ruche.
- J’ai senti la tension,
mêlée au plaisir, des jeunes artistes avant, pendant et après les
spectacles.
- J’ai partagé l’émotion
des actrices et acteurs, du côté scène, qui ont découvert notre théâtre
dans leur enfance, du côté salle.
- J’ai apprécié la
diversité des spectacles, le mélange des genres.
- J’ai constaté
l’engagement, l’acharnement, des réalisatrices et réalisateurs.
- J’ai aussi entendu les
revendications des animatrices et animateurs.
- On m’a offert plus d’une
coupe de champagne.
- Je sais que les
responsables des Ateliers et du Festival devront être attentifs, et sans
doute se battre pour continuer à exister.
- J’ai admiré la passion,
la générosité et le pouvoir de conviction de Marie- Christine Epiney.
- Je soutiens, sans
réserve, le développement du théâtre sous toutes ses formes, dans les
établissements scolaires et à l’extérieur.
- Il est question de
grandir
- Il est question de
s’exprimer.
- Il est question de
réfléchir.
- Il est question de
prendre du plaisir et de le communiquer au public.
- Il est question
d’intelligence et de sensibilité.
- Je m’oppose à celles et
ceux qui estiment que l’art et la culture coûtent trop cher à la société.
- Il n’y aura jamais trop
de présence artistique, de bon niveau, dans nos cités.
- Pour rendre hommage à
celles et ceux qui ont fait le 4 ème festival, je vous invite à méditer
sur le splendide texte de Fabrice Melquiot, qui visite fréquemment les
écoles et collèges de nombreux pays, et qui est au programme des lycéens
français qui choisissent l’option théâtre pour leur bac.
« Un poème est une vision du monde et une manière de dire autrement
cette vision ; comme la pièce de théâtre. Elle est l’expérience d’un homme
en même temps qu’une expérience sur le réel. Je crois que la poésie
n’écarte pas de la réalité, mais qu’elle nous y ancre davantage, autrement
: tu ne lis pas la poésie pour rêver, tu lis de la poésie parce qu’elle
ajoute de la réalité à la réalité.Et ton œil est lavé, soudain par le
poème. Sûr que le théâtre est le lieu du dépaysement et que ce que l’on va
chercher c’est un ailleurs. Mais, on va chercher un ailleurs qui nous
permettra de revenir ici, mieux qu’avant le voyage, ou pire - mais
différent. »
Dominique
Catton
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