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Un partage lumineux
Cette édition du festival d'ateliers-théâtre
à la Comédie restera dans ma mémoire comme une manifestation éclatante de
la force du théâtre. Cet art collectif qui met en valeur l'écoute de
l'autre, l'imagination et la créativité a tout pour prendre une place
prépondérante dans les préoccupations de l'éducation d'aujourd'hui.
Je me souviendrai avec enthousiasme de
l'attitude exemplaire de ces nombreux élèves, investissant les vieux murs
de la Comédie avec ferveur et respect. A peine avaient-ils franchi le
seuil du théâtre qu'ils semblaient déjà se sentir chez eux, dans la
vibrante maison.
Chez eux, cela veut dire à leur place,
libres, présents et attentifs. L'impatience de la représentation à venir
se conjuguait avec la curiosité de la découverte heureuse du monde du
théâtre: le mystère des lieux, la magie de la scène, la disponibilité des
techniciens, leur gentillesse et leur souci commun du bon déroulement des
répétitions. Je me souviendrai des cris de joie des acteurs en herbe après
le dernier salut au public conquis. Joie du succès sur une scène de rêves,
joie de l'émotion partagée avec celles et ceux qui ont accompli le même
trajet patient et acharné des répétitions. Chacun emporte avec soi le
cadeau qu'il s'est fait à lui-même et aux autres: l' engagement. Chacun
emporte une précieuse certitude: donner, c'est recevoir. Quiconque
s'initie au théâtre sait qu'il doit avant tout apprendre à recevoir.
Condition de l'échange et de son
enrichissement. C'est cette capacité à s'ouvrir à l'autre dans le plaisir
du jeu qu'offrent toute l'année les acteurs-professeurs dans leurs
ateliers respectifs.
Le festival d'ateliers-théâtre célèbre et
rend hommage au travail de tous. Grâce à une femme, Marie-Christine
Epiney, des générations d'élèves auront, sinon découvert leur vocation de
comédien, au moins façonné en eux une petite île des possibles. . .
Merci à elle.
Anne Bisang
Dès l'origine du projet initié et mis en
œuvre par Marie-Christine Epiney, comédienne et enseignante, le
département de l'instruction publique s'est engagé avec enthousiasme en
faveur de la création d'un festival d'ateliers-théâtre. Alors que paraît
le Livre-mémoire du Festival 2002, je me réjouis de constater l'essor qu'a
pris cette fête du théâtre scolaire et universitaire, qui s'étoffe,
s'élargit et affiche un dynamisme de bon aloi.
J'ai plaisir à souligner que cette
manifestation, unique en son genre dans le paysage culturel genevois, a
su, en seulement trois éditions, remplir pleinement les objectifs qu'elle
s'était fixés. Singulièrement, le Festival a permis le décloisonnement des
institutions scolaires et théâtrales en établissant une fructueuse
collaboration entre élèves, étudiants et professionnels du spectacle.
Grâce à ce concept, de nombreux élèves ont bénéficié d'une expérience
riche en émotions: se produire en public sur la scène d'un vrai théâtre.
Pour un jeune, la pratique du théâtre en milieu scolaire représente un
investissement considérable et nécessite discipline et persévérance. En
contrepartie, les comédiens en herbe, outre les acquis techniques,
développent leur sens de l'écoute et du partage.
Pour conclure, je souhaite féliciter ici
Marie-Christine Epiney, principale cheville ouvrière du Festival, pour la
qualité de son travail, son engagement sans faille et son ouverture
d'esprit.
Martine Brunschwig Graf
Je garde en mémoire...
La ferveur des répétitions
Le trac solidaire en coulisse
Le bonheur des élèves sur scène
Le sourire complice des techniciens
L'accompagnement chaleureux de la Comédie
L'enthousiasme du public
Je garde dans mon cœur. . .
Les mots d'encouragements
La présence d' anciens élèves
Les retrouvailles avec les fidèles
Les témoignages d' émotions
Je garde à l'esprit. . .
L'engagement des comédiens
Le combat pour une place du théâtre à
l'école
La foi dans notre art
L'art comme apprentissage civique
Le théâtre comme école de vie.
Marie-Christine Epiney
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